Open Water – Caleb Azumah Nelson (2021)

Open Water – Caleb Azumah Nelson (2021)

Tu as envie de danser. Tu as envie de te retrouver dans une cave, à dodeliner de la tête, le cou relâché, devant un groupe de musiciens qui joueraient non pas parce que c’est leur boulot, mais parce que c’est important pour eux.

« Open Water » est une romance. Et comme toutes les histoires d’amour, elle est à la fois unique et semblable à toutes les autres. Lui tente de percer dans la photo, elle, est danseuse. C’est alors qu’elle est dans les bras de son meilleur ami qu’il la rencontre. Ils deviennent meilleurs amis, sous l’œil quelque peu dubitatif de son pote.

Quelques mois plus tard, elle n’est plus avec lui, mais elle habite loin. La distance est un obstacle de plus à franchir, pour les amoureux en devenir qui commence à s’apprivoiser, qui se comprennent sans se parler, se sentent sans se toucher.

Mais notre narrateur doit aussi mener ses propres combats. Celui de mener une profession artistique avec peu de débouché. Mais surtout celui de vivre dans un pays blanc, constamment marginalisé à cause de la couleur de sa peau. On le regarde, mais on ne le voit pas.

Avec une aventure d’une tendresse infinie et une passion qui ferait jalouser les princes des contes anciens, « Open Water » est l’éloge de l’amour et de la sensibilité, empreint d’une touche de modernité qui contraste avec l’éternel racisme qui tâche notre société. Un très beau roman.


Éditions Denoël & D’ailleurs
200 pages